Chapitre 9
Une animation sans nom régnait dans la somptueuse résidence du vizir. Partout, ce n'était que rires et chants. Les convives paraissaient détendus et plaisantaient gaiement, confortablement installés sur des coussins de satin pourpres et dorés.
Au centre de la pièce, trois magnifiques danseuses évoluaient sur une mélodie au rythme lancinant. Un parfum d'encens et de bonne chère qui émanait du somptueux festin qui couvraient les tables basses emplissait l'espace.
Hassan traversa la pièce rapidement à la suite de son amie sans s'attarder sur les réminiscences de sa vie passée que ne manquaient pas d'éveiller en lui ce luxueux décor . Le silence et la pénombre qui régnaient dans le patio contrastaient de manière frappante avec le tumulte de l'intérieur. Un délicieux parfum de jasmin vint titiller les narines du jeune monarque qui referma son manteau afin de se protéger de la fraîcheur ambiante.
"Qui va là?"
Le jeune homme sursauta et chercha machinalement un endroit où se réfugier, sans succès.
"C'est moi, maîtresse", répondit calmement son amie.
Une jeune fille venait d'émerger de l'obscurité. Ses traits calmes et doux qu'encadraient d'opulentes boucles brunes parsemées de petites fleurs blanches étaient à présents révélés par les rayons argentés de la pleine lune.
Hassan, sans bien savoir pourquoi, fut aussitôt mis en confiance.
"Qui t'accompagne? demanda encore la jeune fille, inquiète.
-Hassan, un ami. Il ne savait où dormir pour la nuit alors j'ai pensé..."
Shéhérazade sourit:
"La maison est bien assez grande pour lui trouver un petit coin où se reposer. S'il arrive à dormir, bien sûr..."
"Votre père donne une fête? demanda Hassan, afin de trouver un sujet de conversation. Bien qu'il doive en donner souvent... Un homme de sa position..."
Sa jeune hôtesse eut un sourire triste:
"Oh, non... Cela ne lui arrivait plus depuis bien longtemps... Mais ce soir est un soir particulier... Ce soir, Sharyar prend sa revanche... Il l'a lui-même déclaré: son honneur sera lavé dans le sang à la prochaine lune, dans une semaine... Il veut que tout soit parfait... Il paufine les moindres détails... Et ne pense plus guère à prendre femme... Dans une semaine, le cauchemar reprendra... Le choix d'une jeune femme... Le mariage... La nuit de noces et l'exécution... Chaque père, chaque frère de ce pays craint que l'élue soit une de ses proches... Alors pendant une semaine, chacun oublie ses angoisses dans la fête et les divertissements.
-Mais pourquoi Sharyar fait-il ça? demanda Hassan, indigné.
-Une femme ne peut bafouer son honneur en une nuit. Il a juré qu'aucune femme ne le ferait plus souffrir... Ici, nous avons tous peur que Jasmina soit la prochaine.
-Jasmina?
-Ma soeur aînée. Elle est très belle et Sharyar l'a vue lorsqu'il est venu ici le mois dernier. Ce sera elle.
-C'est horrible! Il y a sûrement quelque chose à faire! s'écria Hassan, indigné.
-Je crains fort que non, soupira la jeune fille. Elle mourra le lendemain de la prochaine lune."
Une voix enfantine se fit entendre.
"Excusez-moi, reprit son hôtesse. Ma petite soeur Leila m'appelle. C'est l'heure de son histoire. Bonne nuit."
Hassan lui fit un léger signe de la main avant qu'elle ne disparaisse derrière un mimosa argenté.
Sa complice du désert lui fit un large sourire:
"Je t'avais dit qu'elle était gentille!"
Le jeune homme ne l'entendit pas :
"C'est affreux ce qui se passe dans cette ville! Tous ces gens attendent que la mort vienne frapper à leur porte! De quel droit?
-Droit du prince, jeta la jeune fille avec un haussement d'épaule. Un monarque a droit de vie et de mort sur ses sujets."
Hassan allait rejeter cette affirmation inique avec violence lorsqu'il réalisa qu'elle faisait partie des préceptes qu'il tenait pour acquis deux ans auparavant.
"J'étais vraiment un imbécile, murmura t-il.
-Sharyar n'a rien à t'envier, déclara Idriss d'un air si docte et si sérieux qu'Hassan ne put réprimer un sourire. C'est injuste, mais c'est ainsi.
-Peut-être que cette fois Sharyar aura pitié et la gardera pour femme! avança le jeune homme, plein d'espoir.
-Elle n'en serait pas plus heureuse, affirma sa compagne.
-Pourquoi cela?
-Elle en aime un autre... C'était il y a trois ans... Ils devaient se marier... Mais il l'a trahi... Il est parti sans se retourner... Et elle ne l'a jamais revu.
-Il l'a déshonoré avant de partir? demanda Hassan.
-Même pas! finit son amie. Si ç'avait été le cas, elle aurait pû échapper à Sharyar!"
Ils venaient de traverser un corridor tapissé de mosaïques blanches et bleues étincelantes sous la clarté lunaire.
"C'est là! dit la jeune fille en ouvrant la porte d'une petite chambre aussi proprette que minuscule. Bonne nuit."
Hassan lui sourit avant de refermer la porte. Il s'allongea sur la grossière paillasse avec un soupir de soulagement. D'abord, dormir. Demain, il chercherait un moyen de libérer le Lion Rouge.
Une légère brise s'engouffra par la claustra. Hassan se recroquevilla sur lui-même, frigorifié.
=========================================================================================================================================
"Poulet ! Goûtez mon poulet!
-De magnifiques étoffes! Pas chères! Il n'y en aura pas pour tout le monde!
-Demandez mes épices! Safran de premier choix!"
Le marché de Bagdad s'étendait sur la grand'place mêlant ses senteurs contrastées.
Hassan passait devant la marchandise sans la voir, absorbé par ses plans d'évasion.
"Un bijou...Désirez-vous un bijou monseigneur?"
Hassan leva les yeux avec étonnement sur la vieille femme qui s'adressait à lui en ces termes. Cela faisait des siècles que nul ne l'avait appelé ainsi.
"Est-ce à moi que vous parlez? s'enquit-il poliment en se demandant si la vieillarde avait bien toute sa tête pour le confondre avec un prince dans de tels oripeaux.
-Je ne m'arrête pas à votre triste allure... ricana doucement la vieille. Je sais qui vous êtes."
Cette simple phrase mit au coeur du jeune monarque une sensation complexe de soulagement, de gratitude, de regret de ce qui aurait pû être et de ce qui avait été...et de honte. Ce dernier sentiment finit par prendre le pas sur tout le reste.
"Vous devez me confondre avec quelqu'un d'autre... " affirma t-il en essayant de s'éloigner.
La vieille l'attrappa par le bras avec une force inattendue:
"Voyez ce bijou..."
Hassan sentit une colère sournoise l'envahir:
"Je n'ai pas d'argent, laissez-moi tranquille!"
Il n'avait pas fini sa phrase que la vieille lui fourrait de force la parure dans les mains. Il se tourna pour la lui rendre mais elle avait disparu.
Hassan regarda enfin ce qu'il tenait dans ses mains et sursauta. Sur ses paumes poussiéreuses brillait le plus beau bracelet qu'il aurait pû imaginer. Son éclat était si intense qu'il paraissait irradier entre ses doigts. Il chercha dans sa mémoire...Il avait déjà vu cette merveille quelque part...
"Dans mon enfance? hasarda t-il en lui-même. Ouvre les yeux, mon grand, protesta une petite voix intérieure, tes souvenirs d'enfance sont aussi ajourés que la claustra de ta chambre. Plus récemment... Où...
-Eh, vous là-bas! Arrêtez!"
Hassan sursauta en voyant deux janissaires musclés se ruer vers lui. Le souvenir lui revint d'un coup pendant qu'il se mettait à courir sans réfléchir:
"Bon sang! réalisa t-il, c'était au camp du Lion Rouge... Autour du poignet de Sharyar!"
Il redoubla de vitesse. Si ses souvenirs étaient bons, la justice de Sharyar n'était guère plus clémente que la sienne concernant les voleurs.
Il accéléra, bousculant au passage une jeune femme qui lui lança maintes imprécations:
"Désolé", lança t-il en redoublant de vitesse.
Il donna un grand coup de pied sur le support d'un étal qui s'effondra à grand fracas, répandant ses pots de terre cuite sur un rayon de plus de trois coudées au grand désespoir du marchand. Hassan accéléra encore, lançant un regard rapide au-dessus de son épaule. Les janissaires avaient ralenti, gênés par l'obstacle.
Il soupira soulagé, et força l'allure tête baissée avant de se sentir soulevé par des bras puisssants. Terrifié, hassan ne pouvait plus bouger. Un troisième garde qu'il n'avait pas vu venait de l'emprisonner dans l'étau de ses bras puissants. L'étreinte était forte et le jeune monarque se sentit suffoquer.
Il continua à se débattre, sans succés. Chacun de ces gestes l'étouffait un peu plus. La peur l'envahit. Il redoubla d'effort, suffoquant. L'air refusa soudain d'affluer dans ses poumons mais il continua à se cabrer furieusement jusqu'à ce que l'inconscience le surprenne.
=======================================================================================================================
Le ciel était chargé de nuages. La grand place était noire de monde. Toute la population de la capitale Darshaïenne paraissait s'y être donnée rendez-vous : enfants, femmes, hommes valides et vieillards... Nul ne voulait râter ce moment historique: celui où le général Ahmed, le plus haut dignitaire du royaume allait être exécuté pour haute trahison.
Pour ce peuple affamé et délaissé depuis si longtemps par ses dirigeants, la chute de ce grand du royaume était une revanche éclatante. Aujourd'hui, pour chacun, le plus grand crime de cet homme avait été d'avoir fermé les yeux sur leur misère et non d'avoir tué son souverain.
Le condamné venait d'apparaître. Vêtu d'une tunique blanche des plus simples, il se tenait droit et fier malgré l'extrême lassitude que reflétait ses traits. Il promena sur la foule un regard absent ce qui acheva d'irriter cette dernière.
"Même au seuil de la mort, il ne nous aura pas accordé un regard, grogna une femme crasseuse couverte de guenilles.
-A mort! cria un homme près d'elle.
-A mort! " reprit la foule.
La rumeur enflait prenant des proportions effrayantes et l'on s'attendait à ce que le condamné soit déchiquetée par cette vague de haine plutôt qu'exécuté de la main du bourreau.
"Du calme!" cria une voix péremptoire.
Les cris cessèrent et tous les regards se tournèrent vers celui qui,un peu à l'écart, venait d'arriver, accompagné d'un jeune garçon.
"Du calme, reprit le nouveau venu. Son excellence n'aurait pas voulu cela. Son meurtrier sera puni proprement. Bien que cet infâme individu ait commis le pire des crimes: l'assassinat de son meilleur ami par traîtrise!"
Le regard flou du condamné s'aiguisa en se posant sur l'orateur:
"Tu sais de quoi tu parles, vizir! Je n'ai pas tué Ashram, tu le sais aussi bien que moi! Tu l'as assassiné pour t'emparer du trône!"
Une rumeur parcourut la foule.
Le vizir rougit de fureur:
"Tu mens! Sa majesté elle-même t'a vu le noyer! N'est-ce pas majesté?"
Le jeune garçon hocha la tête:
"Je l'ai vu faire. Cet homme a tué mon père, il mérite la mort."
Le condamné pâlit violemment.
"Tu as tout prévu...murmura t-il. Tu gagnes aujourd'hui, vizir! Mais la reine des djinns ne te pardonnera jamais ce que tu as fait! Je n'ai pas peur de la mort mais ce qui t'attend est bien pire!"
L'interessé rougit violemment avant de prendre une curieuse couleur olivâtre.
"C'est l'heure. Bourreau, fais ton office!"
Un homme masqué fit monter le général près du billot et le força à s'agenouiller. Il lui plaqua brutalement la tête sur le morceau de bois et l'attacha avec des lanières de cuir. La hache se leva...
=========================================================================================================
Hassan se réveilla en sursaut, le souffle court. Il essuya son front couvert de sueur. Ce cauchemar était récurrent depuis des mois. Il reconnaissait bien son visage, celui de son vizir... mais celui du condamné à mort lui échappait à son réveil. Pourtant, ce n'était pas seulement un rêve, Hassan en avait la conviction.
"C'est arrivé... C'est vraiment arrivé... Je connaissais cet homme... Je l'ai condamné à mort... Et j'ignore qui c'était."
Une chose était sûre: il n'avait pas tué son père. Ses mésaventures avaient en effet appris au jeune monarque la plus grande prudence à l'égard des propos tenus par son ancien vizir.
Une révélation se fit soudain jour dans son esprit et il s'étonna de ne pas l'avoir eu avant:
"C'est Arkham qui a tué mon père.
-Qui est Arkham? "demanda une voix aimable.
Hassan sursauta et prit enfin conscience de l'endroit où il se trouvait. La pièce était sombre, la source de lumière émanant d'une petite ouverture à demi-obstruée par une plaque métallique. Une odeur de paille moisie viciait l'air.
Hassan se rendit subitement compte qu'il pataugeait dans la boue et qu'il frissonnait. Face à lui, une espèce de loqueteux entre deux âges (mais le jeune homme n'aurait sû dire lesquels) le regardait avec curiosité.
"Qui êtes-vous?
-Achir, pour vous servir. Et vous?"
Hassan soupira:
"Hassan .
-Hassan comment?
-Peu importe à présent. Où sommes-nous?
-Dans les prisons du roi Sharyar. Au troisième niveau sous terre, je crois. Pourquoi êtes-vous ici? Vol, meurtre, haute trahison, taxes impayées?
-Vol, je crois. Cela fait longtemps que vous êtes ici?"
L'homme se gratta la tête qu'il avait fort sale:
"Je ne sais pas trop... Il est difficile de ne pas perdre la notion du temps... Cette ouverture, dit-il en désignant l'orifice dans le mur, donne sur le corridor éclairé jour et nuit par des torches. Donc, pas moyen de se repérer. Enfin... Je pense que je dois être là depuis deux ans, à peu près..."
Hassan sursauta:
"Deux ans? s'écria t-il horrifié.
-On s'y fait, le rassura Achir avec un sourire encourageant. Et c'est mieux que d'être exécuté. "
Hassan réfléchissait à toute vitesse: Idriss était resté dehors. Et il n'avait aucun moyen de le prévenir. Zanidriss devait penser qu'il déambulait en ville...
"Bravo! songea t-il avec amertume. Ce n'est pas ainsi que tu vas libérer le Lion Rouge. "
Une pensée le tira de sa torpeur:
"Mais si je suis en prison... Il ne doit pas être loin. Il suffit de sortir d'ici, de le retrouver et...
-Le problème est de sortir d'ici, objecta Achir."
Hassan leva les yeux, contrarié. Il aurait pourtant juré avoir parlé pour lui-même.
"Je sais bien , répondit-il avec un peu d'humeur. Que suggérez-vous?"
L'autre secoua la tête:
"Absolument rien. J'ai tout essayé. Il est impossible de gratter le sol afin de creuser un tunnel: sous la paille, le sol a été creusé à même la roche. On raconte d'ailleurs que ce sont les larmes des trentes milles esclaves qui ont creusé ce palais qui l'ont façonné.
-Charmant, grogna le jeune homme. Autre chose?
-Les murs ont été creusés dans la roche...
-Par les larmes des esclaves, coupa Hassan. Et je suppose que le plafond a été fait de la même manière et qu'il impossible de l'attaquer.
-En effet, avoua Achir. L'ouverture est minuscule, il faudrait l'aggrandir mais cela semble impossible car la roche est trop dure. Creuser cet orifice a demandé des siècles d'érosion...
-Et des litres de larmes. Décidément, Sharyar et ses ancêtres me paraissent de moins en moins fréquentables. Ce n'est pas si mal, finalement que mon seul acte de roi ait été de lui déclarer la guerre. La porte?
-Gardée jour et nuit par des gardes qui se relaient toutes les quatre heures."
Hassan réfléchit. La situation n'était vraiment pas terrible. La corruption? Il n'avait rien à échanger.
"Ne nous angoissons pas... Les repas?
-Ils sont transportés chaque matin et passés par cette fente dans la porte.
-Il y a bien un moyen de sortir d'ici!
-Etre jugé... Mais on ne l'est jamais...
-Ils n'ont donc pas de tribunal dans ce merveilleux pays...
-Oui... Mais il sert pour les délits sérieux...
-Et qu'est-ce qu'un délit sérieux?
-Tentative de meurtre sur la personne du sultan, vol de son trésor personnel..."
Hassan eut un sursaut de joie:
"Je lui ai volé son bracelet...
-Aviez-vous volé autre chose avant?
-Euh...non...
-Avez-vous pénétré dans la salle des trésors?
-Euh...non...
-Dans son harem?
-Non...
-Alors, finit le loqueteux en haussant les épaules, vous n'appartenez pas à la catégories des criminels passibles du grand jugement de la cour suprême mais à celle des petits coupe-jarrets à qui j'ai l'honneur d'appartenir... Conclusion: vous restez ici."
Hassan haussa les épaules, écoeuré. Il était condamné à mourir de façon horrible au fond de ce trou parce qu'il n'était pas assez coupable!
"J'aurais mieux fait de prendre exemple sur l'ombre: je serais riche, libre..."
Le souvenir de son ancien ami le mit mal à l'aise. Il était injuste: Il n'avait pas eu beaucoup de chance malgré son incommensurable talent à percer les coffres les plus étanches.
"Ne nous angoissons pas et réfléchissons... Il doit y avoir un moyen de sortir d'ici... Et puisque nous sommes en prison, le Lion rouge ne doit pas être loin... Il faut simplement ouvrir cette porte... Qu'est-ce qui pourrait assez émouvoir le gardien pour qu'il réagisse enfin... "
Le loqueteux le regardait fixement, partagé entre la résignation et l'espoir.
"Réfléchis, répétait Hassan. Quand tu étais roi... Qu'est-ce qu'un garde n'aurait pû manquer de te rapporter sous peine de voir sa tête rouler à ses pieds?"
Le jeune monarque leva soudain la tête les yeux brillants:
"Approchez-vous de moi", souffla t-il assez fort pour être entendu mais assez bas pour qu'on crût surprendre ses paroles.
Achir obtempéra, étonné:
"Tout s'est bien passé. Ce soir, nos compagnons prendront l'initiative comme convenu. Au lever de la lune, nous serons libres... Et Sharyar sera mort.
-Mais que racontez-vous? demanda doucement Achir, effrayé.
-Oui, ne vous inquiétez pas, reprit Hassan plus fort, comme en réponse à son intervention, tout réussira et la confrérie du croissanrt de lune prendra la tête du pays."
Le battement de bottes sur le sol dallé de l'autre côté de la porte lui apprit que le garde venait de quitter son poste. Hassan sourit.
"Et maintenant, armons-nous..."
Il regarda autour de lui: aucun mobilier, pas d'armes ni de couteaux... Il baissa les yeux sur sa modeste tunique. Un cordon grossièrement passé dans l'étoffe la resserrait à la taille.
"Ce n'est pas grand-chose mais on s'en contentera ... murmura t-il. Préparez-vous, dit-il à Achir.
10/10 sur 1 vote
Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
1. Sophie Le 08/11/2008 à 21:39
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Littérature
Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web